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Une heure par semaine pour animer une grande communauté

Le guide de l'animation et de l'intelligence collective

Tintin est né sous la forme d'un feuilleton dans une revue hebdomadaire, avant de devenir les albums que l'on connait. J'ai décidé de suivre le même chemin avec mon prochain livre qui est publié sous la forme d'un feuilletion hebdomadaire. Si vous avez raté les précédents épisodes, vous pouvez les retrouver sur : http://tinyurl.com/animapproches

#animapproches - Faire vivre la communauté avec seulement une heure par semaine

la suite du feuilleton sur "l'animation, nouvelles approches"

Partie III : faire vivre la communauté

1 la vie du groupe semaines après semaines



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Ce chapitre est plus particulièrement dédié aux facilitateurs. Nous allons y voir comment faire en sorte que la communauté soit active grâce à quelques actions qui vous prendront un temps minimum. Il pourra aussi intéresser tous ceux qui ont un rôle actif au sein de la communauté pour comprendre son fonctionnement mais également pour donner un coup de main au facilitateur lorsque c’est nécessaire. Nous partirons du principe que votre communauté est maintenant organisée avec :

  1. plusieurs projets collectifs ouverts ;

  2. suffisamment de participants dans la communauté dont une part significative a déjà contribué sur l'outil de discussion (en se présentant en quelques lignes) ;

  3. et que les quatre activités de la communauté sont mises en place (fil d'information, rencontres, discussion entre les rencontres et espace de partage) ;


Faciliter des cercles vertueux pour rendre la communauté naturellement active


Pour que la communauté se développe naturellement au travers des projets et des échanges entre les membres de la communauté, vous allez devoir vous assurer de trois choses.

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A combien peut-on coopérer

un article paru sur internetActu.net

Dans cet article qui est paru sur internetactu.net j'explique que dans certains types de groupes, en particulier ceux qui ont pour vocation des échanges ENTRE les membres, la taille du groupe influe sur sa stabilité et sa facilité d'animation. Il existe plusieurs niveaux de stabilités à moins de douze, plusieurs centaines, plusieurs dizaines de milliers, voir au-delà...

des nombresLorsque, trop rarement, nous nous intéressons à la taille limite des groupes, nous nous focalisons surtout sur une taille limite haute au-delà de laquelle “les problèmes [qu'une société] rencontre doivent croître plus vite…”. Pourtant, parler d’effet de seuil peut également vouloir dire s’intéresser à une “taille limite basse”. Dans certains cas de figure, la “taille limite haute” génère une “taille limite basse” d’un niveau d’échelle suivant, créant ainsi d’autres “tailles optimales”. Pour illustrer cela, prenons les réseaux humains dont les limites, comme l’indique Dunbar
 sont cognitives. De même qu’il y a plusieurs démarches cognitives, il existe plusieurs types de réseaux humains. Le premier est limité par la taille du réseau d’amis (de personnes vraiment connues, c’est-à-dire pas au sens des “amis” de Facebook). Il est limité à 150 environ chez l’être humain (le fameux nombre de Dunbar, bien vérifié, mais dont l’origine dans le cerveau humain fait encore débat). La limite est à peine plus petite chez les grands singes. 150 est la taille des premiers villages qui pouvaient être gérés par une seule personne de façon non hiérarchique : il s’agit du nombre de personnes avec lesquelles nous pouvons établir simultanément une relation stable. Pour dépasser cette “échelle naturelle” comme l’appelle le philosophe Olivier Rey, nous avons inventé la hiérarchie, la représentation voir plus récemment le travail à la chaîne où nous devons nous occuper que de la personne avant et après nous. Beaucoup des études sur ce que l’on appelle les réseaux sociaux se limitent à ce type de réseaux que l’on nomme panoptique (du nom d’un type de prison imaginé par le philosophe Jeremy Bentham et son frère Samuel où le gardien, placé dans une tour centrale, va être capable de voir tous les prisonniers).

Des groupes de 150 et des équipes de 12

Mais ce qui va nous intéresser pour voir apparaître des niveaux stables au-delà de la taille limite haute, c’est un autre type de réseau, très spécifique à l’espèce humaine. Dans ce cas, il ne s’agit pas seulement d’appréhender les liens entre nous et nos “amis”, mais également les liens entre tous, y compris de nos amis entre eux. Jean-François Noubel parle alors d’holoptisme, c’est-à-dire la capacité à percevoir l’ensemble des relations dans un groupe et non plus seulement l’ensemble des relations entre nous et chacune des personnes du groupe. Cette capacité se retrouve principalement chez l’humain. Cela est probablement dû à ce que les sciences cognitives appellent “la théorie de l’esprit” : la capacité à reconnaître chez soi, mais aussi chez l’autre, les différents types d’états mentaux . Ainsi si nous avons deux amis en face de nous, nous pouvons comprendre non seulement ce qui se joue entre nous et chacun d’eux, mais aussi ce qui se joue entre eux. Si on associe les 150 liaisons stables que nous pouvons appréhender et l’holoptisme, nous arrivons à une nouvelle limite de 12. En prenant chaque liaison entre les personnes du groupe dans un sens et dans l’autre plus la liaison de chacun avec lui-même, on arrive à 12X12=144, un chiffre proche de la limite de Dunbar – comme je le montre dans un des chapitres (en ligne) de mon dernier livre. Ce type de réseau nous permet de “faire ensemble”, de fairealliance (une alliance contrairement à un troupeau est choisie, c’est le résultat d’une entente ou d’un pacte). La capacité de l’être humain à faire des alliances jusqu’à douze est probablement une des rares particularités de l’humain et un de ses principaux avantages de survie. C’est même probablement pour aller plus loin dans cette capacité d’alliance que nous avons développé le langage symbolique. Les grands singes arrivent à faire des alliances jusqu’à 3 (par exemple pour détrôner le singe dominant au sein du groupe qui, lui, peut être bien plus important). Il en va de même pour les baleines, des mammifères particulièrement évolués également. Pour les autres animaux, la capacité d’holoptisme est quasi nulle et les alliances se limitent à deux (la symbiose par exemple).

Si l’on prend en compte l’holoptisme, nous arrivons donc à des groupes limités à douze (appelons les équipes pour les distinguer de groupes de types différents) : des équipes où nous pouvons comprendre ce qui se passe et agir ensemble. Ce n’est ainsi pas un hasard si la quasi-totalité des équipes dans les sports collectifs est limitée à 12 joueurs ou moins (à l’exception notable du Rugby ou par exemple à XV on trouve 8 rôles différents et où dans le “jeu courant”, on se passe le ballon de l’un à l’autre, on pourrait presque dire “à la chaîne”). Pour travailler ensemble à plus de douze, nous avons besoin de hiérarchie, de représentants ou de chaîne. L’idée de ne pas être 13 à table issue de la cène dans l’évangile chrétien montre comment les anciens ont pu observer des phénomènes que nous commençons tout juste à comprendre.

#animapproches - inviter et lancer le groupe

la suite du feuilleton sur "l'animation, nouvelles approches"

Comment être plus de cent membres dans la communauté ?

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Comme nous l’avons vu, une communauté est plus facile à animer au-delà d’une centaine de membres. Si votre groupe existe déjà et que vous avez du mal à avoir une dynamique suffisante, cela peut nécessiter d’élargir le périmètre du groupe (traiter du thème de votre groupe sans limitation de territoire ou bien au contraire ouvrir votre groupe territorial à d’autres thématiques).


Si vous créez une nouvelle communauté ou si celle que vous réorganisez n’atteint pas ce nombre, vous allez lancer des invitations collectives et des invitations individuelles. Les premières permettent de toucher un grand nombre de personnes mais avec un faible retour (quelques pourcent avec un bon ciblage). Les invitations individuelles permettent de cibler des personnes que l’on connaît et que l’on souhaiterait avoir dans le groupe. Avec une invitation individuelle suivie quelques temps plus tard d’une relance, cela permet un taux de retour très important de l’ordre de 90%. Les deux sont complémentaires.

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#animapproches - les moyens d'animation 2/2

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Les discussions en ligne

Note au lecteur : cette partie et la partie précédente présentent différents outils pour vous aider à animer votre groupe. Si vous n’êtes pas familier avec les outils disponibles en ligne, elles peuvent vous sembler plus difficiles. J’ai placé dans des encadrés les informations destinées à ceux plus avancés qui voudraient mettre en place leurs propres outils. N’hésitez pas à vous faire aider par une personne plus aguerrie qui pourra regarder avec vous ce chapitre et vous aider à faire les bons choix et les mettre en oeuvre (à conditions que ces choix soient guidés par la facilité de l’implication des participants et non pour le plaisir de la technique pour la technique).


Si vous avez choisi d’utiliser les outils de discussion proposés par l’écosystème Coop-group, nous mettrons à votre disposition une liste de discussion par mail. Si vous souhaitez mettre en place votre propre outil, l’encadré suivant est pour vous...

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#animapproches - les moyens d'animation 1/2

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L’alliance des outils et des hommes


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Depuis le début de cet ouvrage, nous avons parlé en grande partie de ce que font les humains et avons mis en garde contre le danger de se cacher derrière les outils. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas utiliser d’outils, mais plutôt que nous devons nous en servir comme une béquille (pour nous aider à marcher) plutôt que comme une jambe de bois (pour remplacer la jambe).


Une erreur courante est cependant de vouloir utiliser systématiquement un outil. Certaines choses sont encore aujourd’hui faites plus facilement par un cerveau humain. Même avec plusieurs centaines de participants dans votre communauté, vous connaîtrez sûrement mieux les proactifs que n’importe quelle machine. Par contre vous aurez probablement oublié une grande part des observateurs et des inactifs, et les mémoires informatiques vous seront d’un grand secours pour ne pas les abandonner à leur sort (et ainsi éviter de voir se réduire également les plus actifs…)  Nous allons devoir trouver le juste équilibre entre les humains et les outils, sachant que notre objectif est d’obtenir le maximum d’activité et de richesse dans la communauté avec le minimum de temps d’animation.

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#animapproches le noyau de départ 3/3

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La partie principale de la rencontre : organiser la communauté


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Le petit groupe de réorganisation va maintenant rentrer dans le vif du sujet. Il ne s’agit pas de tout figer à l’avance, mais il est bon d’avoir suffisamment d’éléments pour présenter la communauté à de nouvelles personnes que nous inviterons par la suite. L’encadré suivant vous donne neuf informations pour décrire votre communauté que vous pouvez décider ensemble. Il restera par la suite à décider un certain nombre de choses sur les activités et outils de la communauté (nous verrons cela dans le chapitre suivant) mais pour éviter de se “cacher derrière les outils” comme nous en avons parlé dans la première partie, il vaut mieux commencer par l’organisation humaine...


Les informations sur la communauté peuvent être partagées sur une page de présentation de la communauté (si vous n’en avez pas encore, nous verrons cela au chapitre suivant). ces informations peuvent également être partagées avec d’autres communautés pour faciliter les liens entre elles comme nous le verrons un peu plus loin.

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#animapproches - 2ème étape : le noyau de départ (2/3)

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Préparez la première rencontre du noyaunoyau.jpg


Vous êtes maintenant quelques uns, prêts à organiser ou réorganiser la communauté. Vous allez devoir préparer la première rencontre. Celle-ci se fait de préférence en présentiel, mais si vous êtes éloignés (par exemple dans le cadre d’un groupe thématique avec des personnes de plusieurs pays, sans pouvoir profiter d’une autre rencontre pour vous voir physiquement), alors vous pouvez éventuellement commencer par une réunion en ligne.


Cette première rencontre est une bonne occasion de tester différents outils pour les réunions, à commencer par un sondage de dates.

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#animapproches - deuxième étape : le noyau de départ

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Vous avez choisi un thème ou un territoire de prédilection :

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  1. soit la communauté existe déjà, vous en faites partie et vous souhaitez la réorganiser (si le thème ou le territoire de la communautés sont peu ou mal définis, vous pourrez les préciser ensemble au cours de l’étape qui vient) ;

  2. soit vous avez déjà un projet et vous savez maintenant avec quels autres types de projet vous souhaiteriez coopérer (même thème sur d’autres territoires ou même territoire sur d’autres thèmes sur le même territoire) ;

  3. soit encore parce que vous l’avez défini à l’aide du chapitre précédent ;

Si ce n’est pas encore le cas, revenez en arrière, il est difficile de faire le deuxième pas lorsque l’on n’a pas encore fait le premier…


A retenir : équipe projet, communauté ou groupe... De quoi parle t-on ?

Petite précision pour la suite : lorsque ce qui est présenté concerne indifféremment l’équipe projet (petit groupe en général de moins de douze) ou la communauté prééxistante (qui a vocation à devenir bien plus grande avec peut être plusieurs projets), nous parlerons de façon générale de groupe.


Identification du noyau


Pour mettre en place ou réorganiser votre communauté, il faut avant tout… ne pas être seul !

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